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Rivages de la colère

Quand l’amour croise le chemin du colonialisme, l’autodétermination n’est pas que le combat d’un peuple mais aussi celui d’un cœur. Un roman magnifique et touchant sur un drame historique de notre Histoire. Caroline Laurent rend hommage aux chagossiens d’une manière émouvante qui donne à réfléchir. 

Extrait : 

« Ça veut dire quoi, l’indépendance ? Qui est indépendant ? L’êtes-vous vous-même ? J’ai longtemps cru en ce rêve. Liberté, autonomie. Applicable aussi bien en politique que dans l’intimité. Je t’aime, je ne t’aime plus, si je ne t’aime plus je pars, ma vie ouverte aux quatre vents. Je crois que je me trompais. L’indépendance, je veux dire la pure, la véritable, l’absolue, n’existe pas. On est toujours le colonisé d’un autre. Ce constat nous oblige. Les Chagos dépendaient de Maurice, qui dépendait du Royaume-Uni, qui dépendait de l’Europe, qui dépendait des Nations Unies, qui dépendaient du monde démocratique. Qui a entendu parler de nous ? Diego Garcia, Peros Banhos ? Non, connais pas. Qui sait ce que le monde démocratique nous a infligé ? Croyez-moi. Notre sort vous concerne tous, et sans doute bien au-delà de ce que vous pourriez imaginer. »