Le dernier roman de Philippe Besson est d’une sensibilité rare.

C’est cette dernière journée, un dimanche, cette journée qu’elle craignait tant, celle de l’envol de son petit dernier, celle d’une nouvelle vie, à deux cette fois. Mais c’est avant tout le déchirement, la séparation, la perte, son dernier fils quitte la maison pour ses études. En nous faisant vivre cette journée à travers les yeux de cette mère perdue, on sent son désarroi, ses inquiétudes. C’est beau cet amour contenu.

Un roman émouvant et tendre.

Extrait :

Elle le détaille tandis qu’il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d’une beauté qui continue de l’époustoufler, de la gonfler d’orgueil. Et aussitôt, elle songe, alors qu’elle s’était juré de se l’interdire, qu’elle s’était répété non il ne faut pas y songer, surtout pas, oui voici qu’elle songe, au risque de la souffrance, au risque de ne pas pouvoir réprimer un hoquet, un sanglot : c’est la dernière fois qu’il apparaît ainsi, c’est le dernier matin.

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Belle lecture ! Et n’hésitez pas à nous faire votre retour de lecture en commentaires.

Céline, votre libraire