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Avec avis clients

Ella Balaert nous émerveille une fois encore avec un roman incroyable.

Une plongée tour à tour dans le réel et la fiction, interrogeant l’écriture et le monde de l’édition, nous contant la vie, la mort et les trauma, vous ne pourrez qu’être subjugué.e par cette écriture enivrante et au suspense prenant. C’est original, c’est cynique et profond.

Un millefeuille de sensations et d’émotions !

Ella Balaert sera à la librairie le mardi 8 mars à 19h pour une rencontre et une séance de dédicaces. Pour ne pas rater ce beau moment, pensez à réserver votre place :

  • par mail à librairie@lesyeuxquipetillent.com
  • par téléphone au 09.88.38.96.00

Extrait :

Avant, elle aimait détendre un drap propre et enfuir le nez dans ses plis séchés au vent, comme elle aimait passer la main dans un massif de sauge ou un buisson de lavande pour libérer le parfum, avant. Avant, elle aimait faire grésiller les oignons dans la poêle comme elle aimait écrire et faire chanter les mots sur la feuille, avant. Avant, elle aimait acheter son pain en boulangerie, écouter les gens dans la file d’attente, échanger un sourire avec la voisine. C’était avant quand la vie circulait entre elle et l’univers, du petit cercle de son petit monde jusqu’au grand cercle de la Terre et au-delà. Elle était le caillou que l’on jette à l’eau, qui dessine des ronds tout autour de lui, qui reste en ce centre, et qui s’y sent bien. Le centre du nombril. Le soleil au milieu de son système. Inspirez, soufflez. Ni plus ni moins que tous les autres soleils et tous les autres nombrils à ses côtés, similaires, solidaires et c’est ce qu’elle aimait raconter, cet accord organique, eurythmique, entre l’individu et l’univers, l’univers à l’image de l’individu, ou peut-être était-ce l’inverse, elle abandonnait cette discussion aux philosophes et aux mystiques, elle se contentait de sentir en elle, sur et sous sa peau, la traversant de part en part, quelque chose comme un vent frais qui traverse une prairie, une voix claire une foule, une bise glacée la vallée, une bise douce ses lèvres, et qui n’était autre que la vie. Elle donnait au monde qui lui donnait tant : ses yeux étaient des soleils dont éclairer la Terre à chaque instant, tout comme l’œil du monde chaque matin en s’ouvrant, lui offrait sa lumière. Chaque clignement de paupière la plongeait dans l’obscurité, et cette alternance du jour et de la nuit, à sa petite échelle, était en harmonie avec le temps de l’univers et la rotation de la Terre. Dans son petit cercle à elle, jours et nuits se succédaient en quelques secondes. Dans le grand cercle terrestre, il mettaient plusieurs heures à accomplir cette même révolution. Mais elle ressentait intimement cet accord parfait dans tout son être, corps et âme. La vie était un cadeau.

Retrouvez le livre sur les tables de la librairie ou directement sur la boutique en ligne ici

Belle lecture ! Et n’hésitez pas à nous faire votre retour de lecture en commentaires.

Céline, votre libraire