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Avec avis clients

Un véritable coup de cœur pour ce roman sensible et touchant sur une femme hantée par une sœur qu’elle ne connait pas, qui a été déportée pendant la Shoah. Pour elle, une seule solution pour se séparer de ce fantôme : partir à sa recherche, enquêter sur cette femme qu’elle ne connaît qu’à travers la dernière image qu’en garde son père.

A la fois historique, psychologique, véritable réflexion sur la famille et les traumas, un roman aussi riche que l’écriture de son autrice.

Extrait :

La dernière salle est consacrée à la culture. Des poufs sont à disposition devant une étagère de livres, dont je feuillette des exemplaires au hasard. Je m’attarde sur L’immense fatigue des pierres de Régine Robin et je tombe sur l’histoire d’un homme qui prend, sur les réseaux sociaux, l’identité de sa petite sœur, déportée à l’âge de trois ans, en lui inventant une vie qu’elle n’a jamais pu vivre. “Rivka, qui avait disparu à trois ans et qu’il fallait imaginer adulte, brillante intellectuelle, comédienne dans un théâtre avant-gardiste mais à moitié timbrée.” Je me surprends à sourire en me demandant : pourquoi seulement à moitié ? C’est un terme yiddish qui me vient, dans cette langue que je connais si peu, meshuge, une forme très particulière de folie – aussi particulière que peut l’être le dibbouk parmi tous les fantômes capables de prendre possession du corps et de l’esprit des vivants.

Retrouvez le livre sur les tables de la librairie ou directement sur la boutique en ligne ici

Belle lecture ! Et n’hésitez pas à nous faire votre retour de lecture en commentaires.

Céline, votre libraire