Quand Nicolas est envoyé par son chef à Salerac, l’objectif est autant d’enquêter sur le corbeau qui sévit dans cette ville du sud ouest que de retrouver le journaliste qu’il était avant qu’Elle ne le quitte. Il a sept jours pour enquêter, rédiger un article et trouver le coupable. A peine arrivé sur place, il se rend compte combien ces lettres anonymes et le corbeau traumatisent la population, jusqu’à provoquer une bagarre en plein conseil municipal. Les soupçons vont bon train, au même rythme que les accusations formulées dans ces lettres. L’angoisse de voir de nouvelles révélations apparaitre en même temps que les lettres du corbeau est palpable. Qui sera le prochain à subir la colère du corvidé ? Au fil de son enquête, il découvre les petits secrets de ce village et de leurs habitants, il croise des personnages haut en couleur et malgré son air débonnaire et son humeur cynique, il ne néglige aucune piste.

David Gauthier est lui-même journaliste, il nous livre son premier roman, véritable polar écologique. On a l’impression de se balader dans le village et de rencontrer les personnages en même temps que son personnage principal enquête. On sent l’ambiance des petits villages, les liens entre les habitants, les petites guéguerres de comptoirs… tout y est. Belle lecture !

Extrait :

Je passe ma vie en terrasse des cafés à observer celle des autres. C’est une mine d’or pour un journaliste. Bien meilleure que les réseaux sociaux. Il suffit de tendre l’oreille – pas au sens propre si vous voulez rester discret – pour palper le pouls d’une ville, les préoccupations des habitants. Je me souviens d’un sujet sensible et tristement banal, dans une commune rurale. Un changement de circulation obligeait les voitures à contourner le centre-ville. Les commerçants, déjà à l’agonie, se sentaient condamnés. Et si je n’étais pas en train de siroter un peu trop bruyamment mon café ce matin-là, dans le troquet du village, je n’aurais jamais pris connaissance de la petite virée improvisée de quelques commerçants dans le bureau du maire. Tendre l’oreille, toujours, près du comptoir si possible.

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Belle lecture ! Et n’hésitez pas à nous faire votre retour de lecture en commentaires.

Céline, votre libraire